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À la rencontre du champion paralympique Yann Guilhem, l'un des parrains des "Potentiels 83"

Le 13/03/2020


À la rencontre du champion paralympique Yann Guilhem, l'un des parrains des "Potentiels 83"



CDOS : Yann, expliques-nous comment tu t'es mis à pratiquer le tennis de table ?
YG : Je me suis retrouvé paraplégique à la suite d'un accident de parapente en 1998. Avant cela, j'étais assez sportif, je faisais plein de sports de montagne, du parapente, de l'escalade ... J'étais à l'hôpital René-Sabran à Hyères, où il y avait une association, le Hyères Tennis de Table Hyérois (HTTH) de mémoire, qui venait une fois toutes les deux semaines proposer des initiations au tennis de table aux patients, afin de montrer qu'on pouvait pratiquer du sport même en étant en fauteuil roulant. Ça libère l'esprit, car tu es concentré sur autre chose que ton handicap.

CDOS : On imagine que le tennis de table t'a plu.
YG : Oui, j'ai accroché de suite à cette discipline. Du coup, quand j'ai quitté René-Sabran, j'ai déménagé à La Garde et je me suis inscrit au club de tennis de table de la ville qui était juste à côté de chez moi. C'était un peu particulier au début car comme je jouais contre des valides, certains étaient un peu intimidés par le fauteuil mais après ce temps d'adaptation, c'était très bien. Rapidement, je me suis licencié au HTTH car ça me permettait d'affronter des gens qui ont un handicap similaire au mien, mais je continuais aussi à m'entraîner à La Garde, avec des valides, pour la proximité avec mon domicile. J'ai passé beaucoup de temps dans les salles de "ping", ça me permettait vraiment de m'aérer l'esprit, de penser à autre chose.


« Pékin 2008, mon meilleur souvenir sportif »



CDOS : Ensuite vient le temps des premières compétitions.
YG : L'autre intérêt de me licencier à Hyères, c'était de pouvoir avoir accès facilement à des compétitions "handi". Comme tout le monde, j'ai démarré au niveau départemental, c'était dur, j'enchaînais surtout les défaites (rires). La détermination a été un facteur important. J'étais très motivé, si bien que le club m'avait mis à disposition une table de "ping", installée dans mon 35m² et j'invitais les copains à faire des parties, au milieu des plantes et des meubles (rires). Forcément, à force de jouer, tu progresses. Et puis, le club de La Garde a embauché un entraîneur, Jérôme Humbert, avec qui j'ai très vite sympathisé et qui m'a donné beaucoup de conseils et m'a fait progresser encore plus vite.

CDOS : Des progrès qui t'ont emmené quelques années plus tard au titre paralympique par équipes à Pékin en 2008.
YG : En réussissant à décrocher des victoires contre des joueurs de l'équipe de France handi, je me suis fait petit à petit une place dans ma catégorie (classe 3). Jusqu'à être sélectionné pour les Jeux Paralympiques de Pékin, où je faisais équipe avec Jean-Philippe Robin, qui était le meilleur français à l'époque, avec une grosse expérience dans les compétitions internationales, et Florent Merrien, plus jeune que nous mais très talentueux. On a vraiment formé une "team" très complice, si bien que les entraîneurs nous laissaient faire les compositions pendant le tournoi.

« Les Jeux, c'est vraiment quelque chose à part »



CDOS : Tu as aussi été double champion du monde (2006, 2010) par équipes. Pékin est quand même ton meilleur souvenir ?
YG : Oui, sans aucun doute. Quand t'es sur le podium, que tu entends la Marseillaise et que tu es avec deux amis, que tu considères presque comme ta famille, c'est déjà très fort. Mais les Jeux, qu'ils soient Olympiques ou Paralympiques, c'est vraiment quelque chose à part. Les championnats d'Europe ou du monde, tu joues en vase clos, entre pongistes. Là, tu côtoies des sportifs d'autres disciplines, tu vas voir d'autres compétitions. Cette mixité internationale fait que le titre a une dimension encore plus forte.

CDOS : La médaille de bronze aux Jeux de Londres en 2012, c'est ton pire souvenir sportif ?
YG : Non car même si c'était une déception, le moment était quand même fort. Il a fallu rebondir pour aller la chercher après notre défaite en demi-finale. Contrairement à une médaille d'argent, on termine par une victoire ... pas par la déception d'une défaite en finale. Les pires souvenirs, c'est surtout lié à la logistique, particulièrement quand on prend les avions, avec des correspondances pas toujours faciles à prendre et qui font rater des compétitions (rires).


Crédit photos : Comité National Paralympique et Sportif Français

« Transmettre mon vécu aux "Potentiels 83" »



CDOS : Que fais-tu dans la vie de tous les jours ?
YG : Je travaille à la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée, dans le domaine de l'accessibilité et du handicap. J'apporte mon expertise à des services comme la voirie, les transports, l'urbanisation, etc., dans le but d'améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap. Il y a eu une vraie amélioration ces dernières années à ce niveau-là.

CDOS : De l'expertise, tu en apportes également aux jeunes "Potentiels 83"...
YG : Même si je ne pratique plus au niveau international, je reste un sportif dans l'âme. Quand je suis arrivé en équipe de France, je me suis appuyé sur l'expérience de Jean-Philippe et ça m'a beaucoup servi. Donc si je peux parler de la modeste expérience que j'ai eue à des jeunes, de leur transmettre mon vécu, je pense que ça peut être important. Les conseils servent toujours. J'ai envie de leur dire de travailler, d'être motivé mais surtout de prendre du plaisir. C'est ça qui peut faire la différence.





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